Installation de la vigne (1/4)
Le vigneron varois existait bien avant l’arrivée des grecs : Il avait dépassé le stade de la cueillette et cultivait la vigne pour son fruit et pour son vin. La vigne était essentiellement une culture vivrière. Puis, avec le développement de la production économique, les échanges commerciaux se sont développés par la mer mais très peu vers l’intérieur. Le Vignoble s’installe alors dans toute la vallée du Rhône et en Bourgogne.
La vigne était plantée en rangée double à 50cm l’une de l’autre (les faïsses) séparées par un espace de 5m consacré aux cultures vivrières tels que le blé, les pois chiche, petits pois, oliviers (les oullières). Les labours étaient faits à cheval.
L’activité laissait un petit bénéfice à l’exploitant (le revenanbon). Il n’y avait bien sûr pas de cave coopérative. La vinification était conduite au sein de la maison. Il reste encore beaucoup de traces dans les maisons de village de ces cuves dans lesquelles le jus de raisin se transformait sans surveillance, vaille que vaille, selon le bon vouloir de la nature, en vin.
Les fermes avaient en moyenne une superficie de 5 hectares, surface maximale qu’un homme puisse travailler avec un cheval. Quelques grosses exploitations alimentaient le marché méditerranéen (les vestiges d’une grosse exploitation et d’une fabrique d’amphores à la Roquebrussanne en témoignent). Ce développement a marqué une longue parenthèse depuis le Moyen Age jusqu’au XIX siècle, début de la mécanisation.
Histoire de la vigne dans le Var, en Provence
2-Les débuts de la mécanisation
3-La surproduction
4-Les appelations d'origine contrôlées
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