Domaine du Deffends – Vins Coteaux Varois

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3-La surproduction

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1909

En une dizaine d’année, l’Algérie s’est organisée pour fournir le marché national, mais après la plantation de porte greffes, la production française revient peu à peu à son niveau de 1860 provoquant un déséquilibre complet du marché avec d’énormes surplus. C’est la cause de la révolte nationale des vignerons réprimée sévèrement par Clemenceau qui n’hésite pas à faire tirer sur la foule.
Il est alors nécessaire de mettre en place un mécanisme de régulation du marché. Il est, pour commencer, fondé sur le volontariat. Les viticulteurs qui le souhaitent vendent leurs excédents à la distillerie pour transformation en alcool, utile à la fabrication de la poudre noire.
La guerre interrompt le projet. La première distillerie Varoise n’est créée qu’en 1930 à Saint-Maximin suivie de celle de La Crau.
Mais la guerre relance aussi la consommation, chaque soldat voyant reconnu son droit au litre journalier. Le volume de la production, aidé par les progrès de la viticulture et de la chimie, croît encore. Pour y faire face on crée les premières caves coopératives sous le statut d’association de loi 1901 (Camps la Source en 1909 puis à Cotignac). C’est l’âge d’or de la viticulture méridionale.
En 1920/1930 il y a une cave coopérative par village aux noms souvent évocateur, « La fraternelle », « L’amicale », …. Des domaines appartenant à des particuliers subsistent mais leur production était également de qualité médiocre. La part de la viticulture dans l’économie locale devient prépondérante. Les vendanges durent un mois et demi pendant lesquelles les écoles sont fermées. Les grandes bâtisses datant de cette époque, de style Napoléon III (Domaine de Saint Jacques à Saint Maximin) témoignent de cette époque. Pendant la deuxième guerre, le phénomène se reproduit : Baisse de la production et augmentation de la consommation. A la fin des années cinquante, deux évènements majeurs vont à nouveau bouleverser cet équilibre : L’indépendance de l’Algérie (conflit de 1954 à 1962) et la fondation du Marché Commun Agricole (Traité de Rome, 25 mars 1957) avec le Benelux, l’Italie et l’Allemagne. C’est à cette époque aussi que date le développement des appellations dont les premières ont été crées dans les années 30.