Domaine du Deffends – Vins Coteaux Varois

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2-Les débuts de la mécanisation

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Avec la découverte de la machine à vapeur et le percement des canaux, les échanges se multiplient. La viticulture devient un secteur de l’économie nationale. La culture mixte est abandonnée, la densité des plantations augmente (4000pieds/hectare). La vigne est la principale monoculture en Provence.


C’est le début de l’utilisation du souffre comme antiseptique. Les techniques de vinification font un bond en avant avec la découverte par Pasteur des mécanismes de fermentation en 1824. Ces progrès permettent d’améliorer la régularité et d’augmenter les rendements.
La consommation est en forte croissance. On compte 1 litre de vin par personne et par jour. Parfois même la fourniture d’un volume de vin est inscrite au contrat de travail. Parallèlement une autre évolution de la clientèle apparaît : Alors qu’il n’était qu’un aliment, le vin devient un plaisir, un art de vivre. Mais deux évènements viennent bouleverser cette évolution : Une épidémie et une conquête coloniale.

La conquête de l’Algérie et l’épidémie du phylloxera

1860 : Conquête de l’Algérie. Dès 1830 les colons commencent à y planter des vignes. Vers 1864 le phylloxera se répand dans le sud de la France. Cette maladie fatale est due à une attaque du système racinaire de la vigne par un parasite américain. Elle décime l’ensemble du vignoble français en une dizaine d’année. La replantation du vignoble sur porte greffe prend 10 ans.
Cette épidémie, étant donné l’augmentation de la consommation prend des allures de catastrophe nationale. Le vignoble algérien assure la relève pour satisfaire la demande. Marseille et Sète s’affirment comme ports « pinardiers ». Mais le vin algérien, fait d’alicante pur, était quasiment inconsommable en l’état. Il devait être coupé avec des vins de métropole, souvent de provenance du sud.
A la fin du XIXème siècle, le vigneron méridional devient donc viticulteur, producteur de jus pour couper les vins algériens. C’est le développement du Carignan et de l’Aramon et des hybrides résistants au phylloxera, plantés en sols profonds, mais de durée de vie limitée (10 ou 15 ans). Ils produisent des vins médecins qui seront assemblés aux vins algériens pour être en général consommé au nord de la Loire. La part de la production viticole dans les apports algériens est montée jusqu’à 51%. Cette évolution était une véritable manne financière pour l’Etat puisque le vin était taxé sur son transport par des droits de circulation payés à la source, soit une rentrée fiscale importante et facilement contrôlable.